Téléphone greffé à la main, les notifications s’enchaînent, les stories et les reels défilent, parfois même sans qu’on s’en aperçoive… Et si, de temps en temps, on éloignait le téléphone de notre champ de vision pour faire une pause ? Pas pour partir se terrer dans un chalet en forêt (quoique…), mais pour retrouver le plaisir des activités qui occupent les mains, stimulent l’imagination et laissent un peu de place au temps long. Au programme : jeux de société, broderie, poterie, céramique, lecture… Le « sans écran » va vous faire un bien fou dans ce monde où tout va beaucoup trop vite.
Ralentir pour de vrai

Inutile de se voiler la face : les écrans font bel et bien partie de nos vies. Avec eux, on échange, on travaille, on s’informe, on fait passer le temps en regardant une série ou un film, on trouve le meilleur itinéraire pour aller boire un café avec les copains… En bref, on l’utilise H24 et il devient parfois difficile de faire une vraie pause et de déconnecter.
Alors non, le « sans écran » ne veut pas dire jeter son téléphone par la fenêtre et se couper du monde. Il n’est pas synonyme de déconnexion radicale, mais plutôt une invitation à retrouver du temps pour soi, des moments où l’on fait une chose après l’autre. Bouquiner, cuisiner, dessiner, bref, juste laisser ses mains s’affairer à autre chose qu’à scroller. C’est d’ailleurs là que les activités manuelles tirent leur épingle du jeu ! ⏸️
Créez au lieu de scrollez

De la broderie à la céramique en passant par le crochet, la mosaïque ou le modelage, les activités créatives ont explosé ces dernières années. Il n’est plus surprenant de trouver dans les transports en commun un ou une (jeune) fan de tricot qui conçoit sa nouvelle pièce. Aujourd’hui, il existe, dans le commerce, de nombreux kits pour se lancer et fabriquer, avec quelques matières et une idée, un objet fait de ses propres mains.
Il n’y a qu’à voir ce que propose notre boutique en ligne ou physique (venez nous saluer au 37 rue de Turenne à Paris !). La marque parisienne Britney Pompadour, par exemple, remet la broderie au goût du jour avec ses motifs pop et joyeux à broder sur les vêtements (bouquet de fleurs, petites broderies thématiques sur le Japon ou l’Italie…). Leurs coffrets peuvent être utilisés aussi bien par les débutants que par les initiés.
Autre option pour occuper ses dix doigts : les boxes de Céramicafé Geneviève. La box Mug émaillé permet de personnaliser son propre mug avec peintures, pinceau et palette, tandis que la box Modelage à l’argile propose de façonner ses propres créations sans avoir besoin de tour de potier. Testez aussi leur box Kintsugi et plongez dans l’art japonais de la réparation de céramique cassée. Point bonus : cette activité coche aussi la case « donner une seconde vie » plutôt que jeter.
Si créer un objet de A à Z n’est pas trop votre truc, essayez la peinture par numéros ! Tombée un temps en désuétude, celle qui nous rappelle les cadeaux qu’on recevait enfant (vous vous souvenez sûrement du cheval crinière au vent ou du chaton jouant avec sa pelote de laine) est revenue en force pour occuper nos mains et notre cerveau d’adulte. Pour vous y remettre, laissez-vous tenter par la marque française et éco-responsable Color Gang qui revisite le concept avec des illustrations contemporaines, colorées et très punchy. 🧵
Moins d’écran, plus de moments partagés

Le « sans écran » prend encore une autre dimension lorsqu’il devient collectif. Une table, quelques fournitures, un goûter et c’est parti : chacun crée, raconte ses petites histoires, demande conseil à son voisin et compare fièrement son chef-d’œuvre. Le simple fait de partager une activité suffit à créer un moment authentique.
Avec les enfants, c’est aussi une bonne manière de transformer le fameux « Je m’ennuie » en terrain d’expérimentation. La marque Minus Éditions est l’une des reines en la matière. Son ambition : imaginer des jeux et des activités pensés pour favoriser des moments de complicité entre parents et enfants, en limitant l’exposition aux écrans. Leur kit de défis tattoo propose par exemple de s’amuser avec des (faux) tatouages. On pioche une carte, on découvre un défi (dessin, expression à faire deviner…) puis on passe à l’action avec les feutres de tatouage temporaire.
Les amatrices et amateurs de lettres qui n’ont pas réussi à lâcher leurs mots fléchés en vacances vont adorer les jeux inclusifs de OQP. La marque dépoussière le genre avec des définitions décalées et des références actuelles (musique, séries…).
Pour les adultes, même principe : une heure de broderie, de modelage ou de mosaïque (psst, jetez un oeil au kit de mosaïque street art de Tilipix) peut facilement remplacer une heure à passer sur les réseaux sociaux. On commence parfois en se disant « Je m’y mets cinq petites minutes »… et on relève la tête une heure plus tard avec les mains tachées de peinture ou recouvertes d’argile. Voilà peut-être le meilleur indicateur : quand on oublie de regarder l’heure, c’est que la pause fonctionne. ⏳